xx
Materials in French used in Rwanda & Martinique, 2012
  • NYC to Istanbul, connecting flight from Istanbul to Uganda delayed two
    days, June 30 - July 2
  • Uganda and Rwanda, July 3 - 19
  • Istanbul, July 19 - 22
  • New York City, Home in the Bronx, July 22 - 24
  • Peurto Rico, Interview and connecting flight to St. Lucia, July 24 - 25
  • St. Lucia, connecting point to Martinique, July 25 - 27
  • Martinique, July 27 - August 11  
  • St. Lucia, August 11 - August 17
  • Guatemala, August 17 - September 2
  • Home in the Bronx, New York City, September 3
Table of Contents
for
2012 Summer Travels
Pour les deux documents

  • distribué lors de la conférence au Rwanda le 14 Juillet 2012, et
  • distribué aux églises et aux personnes individuelles en Martinique

    cliquez sur les liens ci-dessous

Peut on vraiment devenir « ex-gay » ? Par Stephen Parelli, théologien, directeur de « Other Sheep »

La Bible est un placard vide  (The Bible Is An Empty Closet) par Ralph Blair
La Bible est un placard vide  (The Bible Is An Empty Closet)
par Ralph Blair
©Ralph Blair, tous droits réservés
http://fredewells.blogspot.com/2008/11/la-bible-est-un-placard-vide.html
(Traduction : Fred Wells)

« Les questions relatives à l’homosexualité sont très complexes et ne sont pas comprises par la plupart des
membres de l’Église chrétienne », affirme Bernard Ramm du American Baptist Seminary of the West. Cet érudit
évangélique de l’interprétation biblique l’indique : « Pour eux, elle est une forme abjecte de perversion sexuelle
condamnée tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament ». Mais comme le dit Marten H. Woudstra,
spécialiste de l’Ancien Testament au Calvin Theological Seminary : « Il n’y a rien dans l’Ancien Testament qui
corresponde à l’homosexualité comme nous la connaissons aujourd’hui » et selon Victor Paul Furnish,
spécialiste du Nouveau Testament au Southern Methodist University : « Il n’y a aucun texte se référant à l’
orientation homosexuelle dans la Bible ». Comme le constate Robin Scroggs de l’Union Seminary : « Les
jugements bibliques contre l’homosexualité ne sont pas adaptés au débat actuel. On ne devrait plus les
employer … non parce que la Bible n’est pas l’autorité définitive, mais simplement parce qu’elle ne traite pas
les questions soulevées. … Aucun auteur du Nouveau Testament ne considère [l’homosexualité] assez
importante pour donner sa propre opinion sur le sujet ». Comme l’exprime Helmut Thielicke, théologien
évangélique : « On est libre de discuter de ... l’homosexualité ... seulement quand on se rend compte que
même le Nouveau Testament manque d’une déclaration normative évidente en ce qui concerne cette question.
Même le type de question auquel nous sommes arrivés ... doit être, pour des raisons purement historiques,
étranger au Nouveau Testament ».

Les idées et les compréhensions de la sexualité ont beaucoup changé au cours des siècles. Ceux qui vivaient
dans les périodes bibliques ne partageaient pas notre connaissance des différentes pratiques sexuelles; nous
ne partageons pas leur expérience. À cette époque il n’y avait aucun rendez-vous amoureux comme nous le
connaissons aujourd’hui; les pères arrangeaient les mariages. Les anciens, comme le constate David Halperin
du Massachusetts Institute of Technology, « concevaient la ‘sexualité’ en termes non-sexuels : ce qui était
fondamental dans leur expérience sexuelle n’était pas quelque chose que nous considérerions comme
essentiellement sexuel : plutôt il s’agissait de quelque chose d’essentiellement social – à savoir, les catégories
des relations de pouvoir qui ont nourri et ont structuré l’acte sexuel ». Dans le monde antique, le sexe n’est «
pas intrinsèquement relationnel ou accompli en collaboration; il est, de plus, une expérience profondément
polarisante : il sert à séparer, classifier et à répartir ses participants en catégories distinctes et radicalement
dissemblables. Le sexe possède cette capacité, apparemment parce qu’il se conçoit comme étant à la fois
concentré essentiellement sur et défini par un geste asymétrique – la pénétration du corps d’une personne par
le corps, et, spécifiquement, par le phallus d’une autre. [Pour un citoyen] les cibles appropriées du désir sexuel
comprennent, en particulier, la femme, le garçon, l’étranger, et l’esclave – dont tous ne possèdent pas les
mêmes droits et privilèges légaux et politiques que lui ». Dans des études sur le sexe dans l’histoire, John
Winkler, spécialiste de l’Antiquité Classique au Stanford University, nous déconseille de « trouver des
questions et problèmes politiques contemporains se cachant dans des textes et des objets antiques sortis de
leur contexte social ». Bien sûr, voici un principe de base de l’herméneutique (interprétation) biblique.
Cependant, quelques prêcheurs continuent encore à employer certains versets bibliques pour attaquer les
lesbiennes et les gays. Examinons de plus près ces versets.

Genèse 1,27
« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa ».
Ce verset célèbre la création délibérée et égale par Dieu des personnes qui sont masculines et celles qui sont
féminines. Un tel sens de création égale entre les sexes n’était pas typique dans le monde antique. Comme le
constate Douglas J. Miller, professeur au Eastern Baptist Seminary : « On aurait tort de chercher … dans les
premiers chapitres de la Genèse … des idées grossières de la loi naturelle. ... Cette approche [soutient] le
modèle éthique ‘physique’ sur lequel l’hétérosexisme est établi. ... Cette approche de la création se base sur l’
anachronisme évident créé par l’introduction des définitions de la nature du 13e siècle dans des textes
hébraïques antiques. » Ceux qui emploient Genèse 1,27 contre les homosexuels devraient constater la
déclaration dans Galates 3,28 où Paul insiste qu’il n’y a plus de signification théologique à la paire
hétérosexuelle « homme et femme ». D’après F.F. Bruce, érudit Pauline évangélique : « Ici Paul énonce le
principe fondamental; si des restrictions à cet égard sont trouvées ailleurs … elles doivent être comprises par
rapport à Galates 3,28, et non vice versa ».

Genèse 19 (cf. 18,20)
L’histoire de Sodome et de l’obligation de Loth d’être hospitalier envers ses invités.
Selon William Brownlee, érudit biblique évangélique : « Dans la Genèse la ‘sodomie’ (supposée) est
essentiellement l’oppression des faibles et des impuissants; et l’oppression de l’étranger est l’élément essentiel
de Genèse 19,1-9 ». John Boswell du Yale University le constate : « Sodome est employé comme symbole du
mal dans des douzaines de passages [de la Bible] mais le péché des Sodomites n’est qualifié d’homosexualité
dans aucun exemple ». Écoutez le prophète Ezéchiel (16,48-49) au sujet du péché de Sodome : « Par ma vie,
oracle du Seigneur Yahvé ... Voici quelle fut la faute de Sodome ta sœur : orgueil, voracité, insouciance
tranquille, telles furent ses fautes et celles de ses filles; elles n'ont pas secouru le pauvre et le malheureux,
elles se sont enorgueillies et ont commis l’abomination devant moi ». (cf. Mt 10,15) Les hommes de Sodome
ont essayé de dominer les étrangers à la maison de Loth en les soumettant à l’abus sexuel. La motivation pour
une telle tentative de viol collectif est l’humiliation et la violence, non l’affection homosexuelle.

Lévitique 18,22 (20,13)
« Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination ».
« Abomination » (TO’EBAH) est un terme technique cultique qualifiant celui qui est rituellement impur, comme le
tissu mixte, le porc, et les rapports sexuels avec des femmes en menstruation. Ce terme n’a pas de rapport
avec un problème de morale ou d’éthique. Ce Code de Sainteté (chapitres 17-26) interdit à un homme de
coucher « avec un homme comme on couche avec une femme ». On considérait comme pollution un tel
mélange des rôles sexuels. Mais même Jésus et Paul ont tous deux rejeté toutes ces formes de distinctions
rituelles. (Cf. Mc 7,17-23; Rom 14,14&20) Le Fundamentalist Journal avoue que ce Code condamne « les
pratiques idolâtres » et « l’impureté rituelle » et conclut : « aujourd’hui nous ne sommes pas tenus par ces
commandements ».

Deutéronome 23,17-18
« Il n’y aura pas de prostituée sacrée parmi les filles d’Israël, ni de prostitué sacré parmi les fils d’Israël ».
Ces termes, KEDESHA et KADESH, signifient littéralement « saint » ou « sacré ». Il n’y a aucun dérivé hébreu
du mot « Sodome » dans cet extrait; la Bible anglaise « King James » l’a erronément traduit. Ici les mots
hébreux font référence aux prêtresses-prostituées « sacrées » (féminines et d’eunuques) des cultes
cananéens de fertilité, qu’Israël devait à tout prix éviter. D’ailleurs, comme le constate George R. Edwards,
érudit biblique du Louisville Presbyterian Seminary : « Aucun prophète n’emploie le substantif signifiant
‘prostituée masculine de culte’ ni parle de l’activité d’une telle personne. En fait, au sujet d’actes homosexuels,
les prophètes sont aussi silencieux que la tradition entière de l’enseignement de Jésus dans le Nouveau
Testament. C’est », soutient-il, « un silence très significatif ».

Romains 1,26-27
« Aussi Dieu les a-t-il livrés à des passions avilissantes : car leurs femmes ont échangé les rapports naturels
pour des rapports contre nature ; pareillement les hommes, délaissant l’usage naturel de la femme, ont brûlé
de désir les uns pour les autres, perpétrant l’infamie d’homme à homme et recevant en leurs personnes l’
inévitable salaire de leur égarement ».

Se tournant vers les écritures de Paul, V.P. Furnish éclaire la question : « Puisque Paul n’a offert aucun
enseignement direct à ses propres églises concernant le comportement homosexuel, il est certain que ses
lettres ne peuvent produire aucune réponse spécifique aux questions qui se posent à l’église moderne. ... Pour
Paul, ni la pratique de l’homosexualité, ni la promiscuité hétérosexuelle, ni n’importe quel autre vice spécifique n’
est défini en tant que tel comme étant un ‘péché.’ À son avis le péché fondamental dont tous les maux
particuliers découlent est l’idolâtrie – l’adoration de ce qui est créé plutôt que le Créateur, soit une idole en
bois, soit une idéologie, soit un système religieux, soit un certain code moral particulier ».

Dans Romains 1, Paul ridiculise la rébellion religieuse païenne, en disant qu’ils connaissaient Dieu mais
adoraient des idoles plutôt que Dieu. Pour construire son raisonnement, ce qu’il tournera contre les
moralisateurs juifs au 2e chapitre, il fait allusion aux pratiques typiques des cultes de fertilité impliquant des
pratiques sexuelles entre des prêtresses, et entre des hommes et des eunuques-prostitués comme ceux qui
servaient la déesse Aphrodite en Corinthe, d’où il a écrit cette lettre aux Romains. Leurs rites d’auto-castration
ont eu comme conséquence une « pénalité » corporelle. Comme l’explique Catherine Krueger dans le Journal
of the Evangelical Theological Society : « Les hommes portaient des voiles et les cheveux longs pour indiquer
leur dévotion envers la déesse, alors que les femmes employaient le dévoilement et les cheveux courts pour
indiquer la leur. Les hommes se faisaient passer pour des femmes, et dans une peinture rare sur un vase de
Corinthe, une femme porte un pantalon de satyre équipé de l’organe masculin. Ainsi elle danse en présence
de Dionysos, une déité qui avait été élevée comme une fille et était elle-même appelée mâle-femelle et ‘homme
simulé’ ». Krueger poursuit : « Le changement de sexe qui caractérisait les cultes de telles grandes déesses
comme Cybèle [Aphrodite, Ishtar, etc.], la déesse syrienne, et Artemis d’Éphèse était plus effroyable. Les mâles
se sont volontairement châtrés et ont porté des vêtements de femmes. Un bas-relief de Rome dépeint un
grand-prêtre de Cybèle. Le prêtre châtré porte un voile, des colliers, des boucles d’oreille et une robe
féminine. Il est considéré comme ayant échangé son identité sexuelle et comme étant devenu une prêtresse ».
Comme tels, ces prostitués religieux s’engageaient dans des orgies de même sexe dans les temples païens
tout au long des côtes parcourues par Paul au cours de ses voyages missionnaires. « Le concept de l’
homosexualité compris par Paul », comme l’indique Thielicke, « était un de ceux affectés par l’atmosphère
intellectuelle entourant la lutte avec le paganisme grec ». Scroggs remarque : « les illustrations sont
secondaire à la structure théologique élémentaire [de Paul] » (cf. 3,22b-23, la sommaire de Paul), et Furnish
ajoute : « la pratique de l’homosexualité en tant que telle n’est pas le sujet de discussion ». Ce que décrit Paul
dans le premier chapitre de Romains, ne s’agit-il pas des orgies païennes qu’il cherche à ridiculiser plutôt que l’
amour et le soutien mutuel dans la vie domestique des lesbiennes et des gays d’aujourd’hui?

1 Corinthiens 6,9 & 1 Timothée 1,10

Les références de Paul à malakoi et à arsenokoitai.
Gordon D. Fee, professeur évangélique du Nouveau Testament au Regent College, est d’avis que ces deux
termes sont « difficiles ». Le Fundamentalist Journal l’admet : « Il est difficile de traduire ces mots ».
Concernant arsenokoitai, Fee le constate : « C’est la première apparition en littérature préservée, et les
écrivains suivants sont peu disposés à l’employer, particulièrement pour la description de l’activité
homosexuelle ». Scroggs l’explicite : « Paul ne fait allusion qu’à des pédérastes. … Il n’y avait aucune autre
forme d’homosexualité masculine dans le monde Greco-Romain qui pourrait venir à l’esprit ». Les sources
antiques indiquent que les malakoi étaient des garçons-prostitués efféminés. Bien que Paul semble avoir
inventé arsenokoitai, ce terme se réfère, peut-être, aux clients des garçons-prostitués, bien que personne ne
puisse être ici affirmatif. Toutefois, l’essentiel est clair : les chrétiens qui se diffament et s’intentent des procès
dans les tribunaux païens les uns contre les autres sont aussi honteux que des voleurs, des ivrognes, des
gloutons, et les malakoi et les arsenokoitai (quels qu’ils soient). L’autre sorte de pédéraste au temps de Paul
était un adulte mâle qui exploitait sexuellement des esclaves qui étaient ses « mignons ». Les garçons désirés
étaient pré-pubères ou au moins imberbes de sorte qu’ils ressemblaient à des femmes. Ces hommes se
mariaient avec des femmes pour percevoir une dot, procréer et pourvoir à l’éducation des héritiers. Pour le
sexe ils avaient des « mignons » – ce qui est éloigné de l’image des couples homosexuels d’aujourd’hui.

La Bible est un placard vide. Elle n’a rien de spécifique à dire au sujet de l’homosexualité en tant que telle.
Mais la Bible a beaucoup à dire au sujet de la grâce de Dieu pour tout le monde et de Son appel à la justice et
compassion. Jésus a résumé la loi de Dieu dans ces mots de l’Écriture Sainte : « Tu aimeras le Seigneur ton
Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. … [et] tu aimeras ton prochain comme toi-même
». (Mt 22,37-39)

Permission granted Other Sheep from the author to print and distribute during the summer of 2012
2012 Resource Pages

Cette étude est publiée ci-dessous
This web page was created in the Bronx,
New York, and published from the Bronx, on
February 17, 2013.

Visits to this web page:
Counter

Flight from NYC to
Istanbul to Uganda
Uganda 2012
Rwanda 2012
Puerto Rico 2012
Martinique 2012
St. Lucia 2012
Guatemala 2012
Flight from Guatemala to
NYC
The Travels of
Steve Parelli
and
Jose Ortiz
opening page -
photo collage